Like growing old, music publishing ain’t for sissies. Bad enough that file trading has ripped the heart out of physical sales, now performance earnings are sliding as the recession reverberates across the sector. “SOCAN warned us of that at last year’s AGM,” observes Mark Quail, principle of Q&A Rights Administration Inc., “and sure enough I’ve seen a market decline on the performance side.”]

Fortunately, Quail and partner John Acquaviva, the internationally renowned DJ and music producer, have carved out a tight enough niche in the electronic music world that they’re weathering the storm in decent shape. Quail and Acquaviva teamed up in 2003 after seeing an opportunity in the electronic-music world where writer/producers were licensing tracks to third-party compilations that were selling briskly, especially in the European market. “But the writers weren’t doing anything about it,” says Quail. “They were just leaving those mechanicals on the table.”

As a lawyer who knows the publishing world inside out — Quail’s résumé includes stints with EMI Music Publishing Canada, TMP, Alliance and Song Publishing — he signed up some of the biggest independents like Richie Hawtin, Max Graham and Mathew Jonson and got to work chasing down the missing earnings.

Q&A’s timing was impeccable. In 2004, a boutique digital-track retailer called Beatport entered the broadband world to service the global DJ community with high-quality sound files that made iTunes offerings sound like a tinny transistor. “When Beatport started up, we saw another opportunity,” says Quail. “As the hardware and the technology changed, with DJs moving from vinyl to playing MP3s on laptops, we branched out from publishing administration into reactivating definitive master recordings through a range of specialty labels. And we started signing individual tracks from artists around the world. Ultimately, it’s about assisting artists, getting their stuff out there and helping them make money.”

One of Q&A’s labels is called Secret Weapon, and Acquaviva is undoubtedly the company’s secret weapon when it comes to A&R. The global dance market is small and highly volatile but Acquaviva is himself an international brand, jetting from his home in London, Ont., to club gigs in Sao Paolo, Tel Aviv, Majorca and Milan.

“John’s in the nightclubs pretty much every weekend,” confirms Quail. “He sees and hears what works on the dance floor so when those 20-something kids are packing the floor, he’s paying attention to what’s working and what’s not. We keep our finger on the pulse of what’s happening globally so we know whether to let something go or to chase it down. It’s not an easy game but we’re paying attention.”


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *


Translations prior to Fall 2011 are currently unavailable. 

Comédien, musicien, compositeur (une centaine d’oeuvres), inventeur et bricoleur, mais avant tout conteur, Jocelyn Bérubé cumule cette année plus de 40 ans de carrière. Louise de Grosbois et le festival La Grande Rencontre ont, en quelque sorte, profité de l’occasion pour lancer, l’été dernier, un coffret de trois DVD réunissant des entrevues et des prestations sur scène. Déjà, en 2007, les Productions Micheline Sarrasin/Disques Tempête avaient réédité, sous format numérique, ses deux microsillons Nil en ville et La Bonne Aventure, sortis respectivement en 1976 et en 1980, sous le titre Le retour de Nil.

Au fil des ans, l’artiste originaire de Saint- Nil, en Gaspésie, nous a donné de quoi nous émouvoir, réfléchir, nous bidonner, nous laisser porter par notre imaginaire et nous captiver à travers ses rôles marquants sur scène, au petit écran et au cinéma, dans des productions phares comme La Raccourcie ; Les Fils de la liberté ; L’Héritage ; Le Temps d’une paix ; J.A. Martin, photographe ; Les Fous de Bassan ; L’Homme à tout faire… Sans oublier Le Grand Cirque ordinaire, où tout a réellement commencé. « Une troupe de théâtre qui a été pas mal ma formation. Ça m’a donné ma voie, ma place, ça m’a donné mon chemin. […] Le théâtre populaire, dans le vrai sens du terme, il n’y a pas beaucoup de monde qui fait ça. »

La folle aventure terminée et porté par l’élan nationaliste des années 70, il se découvre une grande passion pour le conte et pour le violon et décide de redonner vie, à sa manière, à cette tradition ancestrale. « J’ai commencé en me disant : Je ne gagnerai jamais ma vie avec ça. Mais ça va être le fun. Le conte, c’était la liberté ! La liberté, c’est pas évident. La liberté, c’est pire, des fois, que la prison. La prison, t’es bien, parce que tout le monde te dit quoi faire. Bon. Je ne veux pas dire que t’es mieux en prison… C’est une image. Mais la liberté, ça t’oblige à beaucoup de choses. Il faut que tu t’assumes. Ça coûte cher, des fois. C’est pas donné gratis. Moi, j’aimais ça, parce que c’était jamais pareil. »

Un plaisir qu’il partagera avec un nombre grandissant d’adeptes… jusqu’à la déprime post-référendaire. « Moi, je pensais que le conte allait disparaître. Dans les années 80, je me disais : Ah ! C’est fini. C’était le bon temps, c’était le fun. Il y a eu une bonne période, puis… c’est normal. Le rap est entré. La parole devient autre chose. Au contraire ! Après le creux de la vague, ç’a remonté dans les années 90.

Deux grandes tournées de high schools et de circuits américains du folk lui permettent alors de consolider son savoir-conter et de prendre conscience du réel intérêt que suscite cet art. Particulièrement à l’étranger. S’ajoutent ainsi à sa feuille de route l’Europe, le Moyen-Orient, le Maghreb, l’Afrique subsaharienne. « Du monde extraordinaire ! J’ai entendu des musiques, là, que je n’avais jamais entendues. »

Jocelyn Bérubé déplore toutefois le fait que la culture anglo-saxonne soit en train de déloger, dans de nombreuses régions, l’héritage français et les cultures locales riches et diversifiées. « Tu sens que le tissu se désagrège tranquillement. Moi, ça me fait de la peine. C’est toute la francophonie qui perd beaucoup. Ce sont des pays importants, de grosses cultures avec des traditions formidables qui enrichissent la francophonie. Mais si tu la perds tranquillement, bien, c’est toute la culture… c’est aussi notre culture à nous qui s’appauvrit. C’est une solidarité. L’influence des autres cultures, on a besoin de ça ! »

Mais loin de lui la fermeture aux changements. Le slam, par exemple. « C’est une excroissance du conte, de la poésie. Il s’est formé un art nouveau là-dedans, qui est vieux comme le monde, mais différent. C’est réinventé. C’est urbain. C’est formidable ! »

Il n’y a jamais rien qui disparaît ; ça renaît, tout en se transformant, remarque le lauréat du Prix du Mérite du français dans la culture, que lui remettait l’UNEQ en 2009. Demeure qu’un conte, souligne-t-il, est une histoire inventée et par le conteur et par celui qui se fait conter l’histoire ; c’est retourner à notre essence, donner vie à notre imaginaire. « La première fonction du conte, c’est d’ouvrir l’esprit, de le laisser partir en voyage puis de faire confiance à celui qui t’amène ; il va te ramener. »

« Il y a des soirs où la magie passe ; t’es à la hauteur du talent du public. » Demeure que ce grand fan de Karkwa — « Un des groupes qui donne une autre dimension à la musique populaire ; il n’y en a pas beaucoup » —, se dit heureux d’avoir vécu à son époque. Car, malgré la multitude de festivals, consacrés au conte et à la chanson, il trouve que c’est loin d’être facile pour les jeunes, aujourd’hui, de se lancer dans les métiers de la scène. Parmi ses admirateurs, outre son grand ami Michel Faubert, le conteur-violonneux a fait quelques émules, dont Fred Pellerin, ou encore cette petite fille de 7-8 ans à qui il aurait donné le goût du violon, un jour dans une école sur les rives du Richelieu. Il y faisait une animation en invitant quelques jeunes à venir jouer sur scène des instruments qu’il intègre à ses histoires. Des instruments qu’il invente à partir d’un bâton de hockey ou de baseball avec le désir de retrouver les sons dissonants d’antan où, dans les familles et sur les chantiers, « on jouait à l’oreille avec le coeur plein de pouces ». Grâce à lui, donc, ses parents lui ont offert des cours et elle désire, dit-on, devenir violoniste. « Tout cela à partir d’un bâton de hockey ! Si ça donne une carrière, ç’aura au moins semé ça ! » Pendant ce temps, Jocelyn Bérubé poursuit son chemin avec, dans ses bagages, plusieurs projets, une foule d’histoires inventées et une horloge indiquant toujours l’heure du conte.


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *


Translations prior to Fall 2010 are currently unavailable.

En cette période de transition où presque tout est remis en question, plusieurs artistes et groupes cherchent encore le meilleur moyen de se démarquer de la masse et faire valoir leur talent. Alors que les blogueurs sont devenus des antennes incontournables, de véritables défricheurs de nouveaux talents, de nombreux outils Web 2.0 (tels que YouTube, MySpace et Facebook) permettent aux artistes émergents de s’afficher aux yeux du monde entier. Malgré l’accessibilité de ces outils, la meilleure façon de se faire voir demeure pourtant la plus simple : monter sur scène devant un public. Participer à une vitrine (un concours, un festival ou un mini-spectacle quelconque) demeure, encore aujourd’hui, la solution ultime pour se faire remarquer.
Les Cowboys Fringants, Karkwa, Nicola Ciccone, Corneille, Ima, Loco Locass, La Patère Rose, Alexandre Désilets, Lynda Thalie. Voilà autant d’artistes dont le talent fut révélé à la suite d’une participation à une vitrine. Le cas Damien Robitaille mérite qu’on s’y attarde.

Subséquemment à son inscription au concours Ontario Pop, en 2003, Damien décide d’écrire ses premières chansons dans la langue de Molière. Finaliste du concours, il remporte un prix lui permettant d’étudier pendant neuf mois à l’École nationale de la chanson de Granby. Un laissez-passer en main pour les auditions du Festival international de la chanson de Granby, il impressionne la galerie et se rend à nouveau jusqu’en finale. Une fois de plus, il rafle une multitude de prix dont une participation à une vitrine lors de l’événement Contact ontarois. Après avoir donné des spectacles aux quatre coins de l’Ontario, il déménage ses pénates à Montréal, s’inscrit aux Francouvertes et remporte les grands honneurs en 2005. « C’était la consécration, le point culminant de ma carrière. Le soir même, j’ai décidé de lâcher ma job de concierge et de faire de la musique à plein temps ! Je venais d’emménager dans une ville. Je ne connaissais personne. Je me présentais seul sur scène et la foule était conquise à tous les soirs. C’était vraiment magique. Une expérience qui a changé ma vie, » raconte-t-il, un brin de nostalgie dans la voix.

Il reprend son souffle et poursuit : « Je trouve que la compétition était saine. Ça me poussait à être meilleur, ça me donnait une drive, un désir de me surpasser à chaque fois que je montais sur scène. Aujourd’hui même, lorsque j’affronte un public, je repense à mes participations à ces vitrines. Ça botte le cul et c’est un merveilleux raccourci vers une carrière musicale. »

 

Tisser des liens entre les artistes
Directrice des Francouvertes depuis 1997, Sylvie Courtemanche a vu défiler plus de 280 groupes et artistes sur scène à ce jour. Elle met l’accent sur l’importance de tisser des liens entre artistes et gens du milieu. « Même si les individus ne gagnent pas, ils nous remercient à tout coup parce qu’ils font souvent des rencontres déterminantes. L’aspect compétitif est là, c’est certain, mais il ne faut pas oublier que beaucoup de belles rencontres artistiques peuvent avoir lieu. Des alliances entre les artistes peuvent naître et mener loin, » avance-t-elle.

 

Ayant participé au concours Cégeps en Spectacle, les Découvertes de la Chanson de Magog et le Festival en chanson de Petite-Vallée, Pépé se consacre à la musique à temps plein depuis maintenant huit ans. Lui aussi est nostalgique lorsqu’il repense à ses premiers pas devant public. Il soulève l’importance cruciale de se créer des contacts. « J’arrivais d’un milieu qui n’avait rien d’artistique et je n’avais aucun contact. Pour moi, c’était le seul moyen de me faire remarquer par des gens influents du milieu musical. Et ça a fonctionné. En participant à ces vitrines, tu peux ensuite répondre à cette question : suis-je en mesure d’élargir mon public, de toucher du monde à part les gens qui m’aiment ? »

 

Rêve ou réalité ?
De son côté, David Bussières d’Alfa Rococo estime que le but de sa participation aux Francouvertes 2006 (la toute première expérience scénique de son groupe) se résumait à découvrir si sa collègue (Justine Laberge) et lui étaient faits pour le métier. « On voulait monter nos chansons avec un band. On voulait voir à quoi ça ressemblait live. Et puis, en bout de ligne, on voulait savoir si on était capable de jouer devant un public. On nous offrait une belle scène, beaucoup de gens dans la salle. Ça nous donnait une image de ce que les choses pouvaient devenir éventuellement, » avance-t-il.

 

Pépé renchérit : « Lorsque tu es jeune et que tu te retrouves seul sur scène devant un public, tu constates que ton rêve peut être réalisable. Ces expériences sont un test ultime. C’est bien beau rêver, mais certains vomissent à l’idée de chanter devant un public. Participer à des vitrines te permet de voir si une carrière en musique est une chose réaliste. Tu découvres si tu rêves ou si tu es vraiment fait pour ce métier. »

 

Grand manitou du concours Ma première Place des Arts depuis 2000, François Guy a une vision similaire. Il prend le temps de rencontrer chaque individu pour faire le point. « Il faut comprendre que c’est un métier, pas un rêve. Oui, il faut rêver dans la vie, mais pour réaliser ses rêves, il faut être bien éveillé ! Je veux savoir où l’artiste est rendu dans son cheminement, ce qu’il veut faire, ce qu’il veut atteindre comme objectifs. Il faut lui donner l’heure juste et lui faire comprendre dans quoi il s’embarque. Qu’il sache que c’est un métier. Veut-il vraiment gagner sa vie ou guérir d’une peine d’amour avec ses chansons ? Souhaite-il quitter un emploi assuré pour quelque chose d’incertain ? Ça prend des rencontres brutalement honnêtes. Certains n’acceptent pas ce que je leur dis, mais ce n’est que mon avis après 45 ans dans le milieu. »

 

François Guy conseille aussi d’être âgé de moins de 30 ans pour s’inscrire à des concours et des vitrines. « Il faut être jeune pour faire ça parce que c’est à ce moment-là qu’on a le plus de disponibilité et le moins d’obligations et de contraintes. C’est le temps d’essayer ! Si vous n’avez pas percé avant 30 ans, vos chances seront beaucoup plus difficiles. »

 

Le cadeau le plus précieux

En moyenne, entre 250 et 280 artistes s’inscrivent annuellement aux Francouvertes. Tous reçoivent des commentaires. La grande patronne du populaire concours considère que remettre des commentaires en mains propres aux artistes demeure un exercice extrêmement bénéfique, un véritable cadeau pour chacun d’entre eux. « La plupart des artistes veulent savoir ce que les gens pensent d’eux, ce qu’ils aiment et n’aiment pas. Après une prestation, si un élément revient inlassablement, ça indique qu’un aspect reste à travailler. »

 

Comme l’explique François Guy, les prix ultimes pour la plupart des participants à de telles vitrines demeurent la visibilité ainsi que les critiques offertes par les spécialistes et les gens du milieu musical. « Les artistes souhaitent à tout prix avoir un retour sur ce qu’ils font. C’est leur motivation principale. Ils veulent des commentaires, mais ils veulent aussi avoir une scène et un public, autre que leur famille. Ils ne s’inscrivent pas nécessairement pour la compétition. Oui, il y a des prix et ils sont alléchants pour plusieurs, mais on cherche à tout prix à s’exprimer sur scène ! »

 

Choisir la bonne vitrine
Si la plupart des festivals et concours ont nettement évolué au fil des ans, qu’ils offrent aujourd’hui un environnement professionnel, de l’équipement à la fine pointe de la technologie et des gens à la barre de ces événements plus ouverts d’esprit que jamais, choisir la bonne vitrine pour un artiste débutant peut s’avérer crucial dans le développement de sa carrière. David Bussières a une opinion bien arrêtée sur le sujet. « Je ne recommande pas de participer à n’importe quel concours ou festival. Certains sont extrêmement mal foutus, mal organisés. À la limite, ils sont nuisibles à la carrière d’un groupe ou d’un artiste. Je connais des gens très déçus d’avoir participé à certaines vitrines. Ce fut une grosse claque sur la gueule. Il faut faire très attention. Ce qui flashe n’est pas nécessairement la meilleure chose. Avant de s’inscrire à une vitrine, il est primordial de savoir si elle s’adresse à nous. Chaque concours a ses spécificités et il est obligatoire de bien les connaître. » Nous voilà avertis.


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *