Translations prior to Fall 2013 are currently unavailable. 

Le catalogue de Guy Bélanger comprend (seul ou en collaboration) la musique de cinq longs et plusieurs courts métrages, trois productions du Cirque du Soleil, Nuda, Wintuk et Viva Elvis!, des émissions comme Dieu créa Laflaque… ou encore Lies and Deception pour la télé américaine, des radiofictions, des publicités, de même que deux disques solos en deux ans, un premier homonyme en 2008, et le récent Crossroads chez Bros. Et c’est sans compter ses participations à d’innombrables albums. Après plus de 35 ans de carrière, il demeure toujours « addict de la musique, de l’harmonica, des rencontres, des aventures ». Plusieurs prix ont couronné le tout, dont trois Lys Blues et deux Jutra, l’un pour le sublime Gaz Bar Blues et celui de la meilleure musique originale partagé, en mars dernier, avec Benoît Charest pour Route 132.

Pas mal pour cet autodidacte qui n’est pas issu d’une famille de musiciens, à qui un camarade de polyvalente a littéralement arraché sa flûte à bec en plastique pour lui donner son premier harmonica et qui, à 16 ans, tâtait déjà du ruine-babines aux côtés de Bob Walsh, puis au sein de la formation Delta Blues Band. « J’en ai fait des bars à 70 piastres par soir avec un bar bill de 40 $…, » relate Guy Bélanger, qui s’intéressait alors aussi au journalisme et au graphisme. Et ses collaborations ! Plus d’une soixantaine : Les Colocs, Gildor Roy, France D’Amour, Éric Lapointe, Steve Hill, Michel Cusson, Kim Richardson, Pierre Flynn, Chloé Sainte-Marie, Renée Martel, Joane Labelle, La Chicane, le regretté Gaston Mandeville et tant d’autres. Sur disque, sur scène, le blues, il adore. Mais ce fou de musique, qui se nourrit autant de folk, de pop, de rock, de country que de classique, aime explorer tous les genres musicaux : « Je suis plus harmoniciste que bluesman. »

« Dans la création, je m’amuse beaucoup. Quelqu’un a déjà dit de moi que j’étais un bon rassembleur. J’ai toujours vu ça comme un trip de gang, faire de la musique. » Puis sa vie a de nouveau bifurqué avec la rencontre, en 2003, du guitariste Claude Fradette, avec lequel il signe entre autres depuis trois saisons toutes les musiques de la série Les Boys. Le tandem, qui faisait également équipe pour Gaz Bar Blues, film qui a permis à Guy Bélanger de s’initier à la composition, et pour The Timekeeper, s’assoit chaque semaine avec le réalisateur Louis Saïa, puis chacun regagne son studio pour composer la moitié des pièces de l’épisode suivant.

« Je fais confiance à mon instinct. Mais je remets toujours 20 fois l’ouvrage sur le métier. Je me mets les barres hautes. Après ça, je deal avec moi. C’est tout le temps une recherche. Moi, je suis un ouvrier. Je suis comme ça. Mon père était de même, mon frère est comme ça au cinéma aussi. Un ouvrier qui essaie de bien faire sa job de bijoutier. Chez nous, on est sept et on a tous été encouragés dans ce qu’on faisait. Tout le monde voyage beaucoup. On a toujours aimé aller voir ailleurs si on était là. Et, en fin de compte, on y était ! »

Ce qui inspire Guy Bélanger ? L’au-delà de lui-même. Les tournées, bien sûr, ici comme en Europe notamment, avec son indispensable copine : sa ceinture armée d’harmonicas. Mais avant tout le chant. Bob Walsh, le premier, les James Taylor, John Hiatt, Lyle Lovett. Des harmonicistes comme Paul Butterfield, Norton Buffalo et l’incontournable Little Water, de même que bien des mélodistes, à commencer par Bill Evans et Keith Jarrett… ainsi que la vision et la persévérance de bien des gens avec qui il a collaboré, particulièrement tous les Dédé Fortin de ce monde.

Sans oublier la scène, qui lui est indispensable. « Moi, performer, c’est important. Devant le monde. » Il se compte d’ailleurs privilégié d’être parmi les rares musiciens à attirer un large public à des spectacles essentiellement instrumentaux. « Il y a des chansons dans le spectacle, mais ce n’est pas un tour de chant ! C’est, quelque part, exigeant pour le public de se prêter à l’exercice d’écouter des pièces qui durent 7, 8 minutes. C’est un acte généreux de leur part. »

Ses projets ? D’abord et avant tout se ressourcer, constamment. « Trouver du gaz. C’est ça mon projet : continuer à trouver mon filon de gazoline pour attaquer d’autres projets. » Comment ? En allant à la rencontre des autres, qu’ils soient collègues musiciens, admirateurs ou simples badauds. En demeurant en mouvement, toujours. Et fébrilité, il continue à y avoir : divers engagements cet été, des festivals, la poursuite des Boys, à l’automne l’Europe voire les États-Unis et le Japon, où il a des inconditionnels, et la trame sonore d’une nouvelle série télé. Autant d’offres et d’occasions qui lui permettent de réaliser, en parallèle, ses projets personnels. « C’est la passion qui me tient. Peut-être que ce qui m’anime s’exprime mieux en musique qu’en moi. »

Heureusement, la technologie n’aura probablement jamais raison de cette passion. On a réussi à synthétiser le piano, la basse, les cuivres, les percussions, la voix et quoi encore. Mais l’harmonica, non, et il en est ravi : « C’est gros de même et c’est baveux au boutte ! »


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *


It’s been an eventful year for Vancouver natives Said The Whale, to say the least. The success of their last album, Islands Disappear, and the news of their powerful live show saw them nominated for – and win – a 2011 Juno Award for New Group of the Year. Recently they took home second prize and $75,000 in the PEAK Performance Project, a contest put on annually by Vancouver radio station 100.5 The Peak. However, it’s not all been smooth sailing. On tour in Sacramento, Ca., their tour van’s trailer was stolen along with its contents: thousands of dollars worth of equipment. With SXSW shows pending, things could have easily gone sour, but the band remained positive. “We’re pretty positive people in general,” says singer Tyler Bancroft. “We needed to deal with this one way or another, so we thought we might as well do it with a smile on our faces.” Not to be slowed down, Said The Whale embarked on another cross-Canada tour in the spring with indie darlings Tokyo Police Club and Toronto up-and-coming favourites Dinosaur Bones, as well as dates over the summer at festivals in the U.K.


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *


Lost in the reports of Canadians who fared well at this year’s Grammy Awards was a name familiar to fans of Juno Award-winning ‘90s groove merchants Bass Is Base.

It seems curious that Chin Injeti – bassist, songwriter and lead vocalist with the erstwhile Toronto-based soul band –  wasn’t mentioned, considering his contribution to the Eminem album Recovery, which won a Grammy for Best Rap Album. Injeti co-wrote and performed on Eminem’s “Talkin’ 2 Myself” and “Almost Famous,” and co-produced “Talkin’ 2 Myself” with his musical partner DJ Khalil.

So how did “Talkin’ 2 Myself” end up in the hands of the notorious rapper? “I was in the studio one day knocking out these Bon Jovi ‘Runaway’-type joints when all of a sudden I stumbled on this keyboard riff, followed by guitar and drums,” Injeti says from his Vancouver home studio. “Khalil then added these incredible drums and our friend Kobe did the lyric.

“Right away we knew Em would kill it!” he adds excitedly. “Years later, I get a phone call telling me that Em cut it. The song had gotten to him through Dr. Dre, to whom Khalil is signed.”

“Talkin’ 2 Myself” is a deeply introspective track in which Eminem speaks candidly about his struggle with drug addiction and how it manifested itself in alienation, writer’s block and hatred. As Injeti says, “It was written from the perspective of what he went through and who we thought he is today.” If anything, that earnest sort of subject matter proves Injeti’s musical philosophy hasn’t changed since his days in Bass Is Base.

Back then, he said that the group was all about “writing from the heart” and that “simplicity and sincerity in music is what impresses me.” Those qualities are evident once again on Re’tach, an EP that Injeti released on iTunes in March of this year. It features remixes of some songs that appeared on D’tach, a full-length album he put out in 2009.

Like Injeti’s other work, which has occasionally featured session musicians from India, Re’tach displays a musical eclecticism that showcases his South Asian cultural roots. One of the standout tracks, “Don’t Shake It Down,” features tabla and a ghazal singer, Neeraj, duetting with him.  (The ghazal is an ancient,  romantic form of song that originated in Persia and migrated to India.)

Explaining what inspired “Don’t Shake It Down,” Injeti says, “I was sitting in my backyard sipping wine and enjoying the day when my cousin came into the house and started disrupting the chill vibes. I told him that it was like climbing a tree, and as I got higher and higher he was shaking it down until I fell out.”

Hardly shaken down, Injeti – who sang on the Young Artists for Haiti version of K’naan‘s “Wavin’ Flag” – has written and produced songs for some of the biggest hip-hop stars in the world, including 50 Cent’s “Could’ve Been You,” (featuring R. Kelly);  Drake’s “Fear”; Dr. Dre’s “Topless” (featuring Nas and T.I.); Clipse’s “There was a Murder” (featuring Kanye West);  and the aforementioned Eminem songs.

Injeti says that making his own records is an escape from the big beats he creates for his big-name clients, and that Re’tach was inspired by the need to give the songs on D’tach “another lease on life. They were originally cut as acoustic songs, at a time when I was going through some serious life changes. Also, the nature of the other music I was producing was more dense and aggressive. So when it came to Re’tach, I thought I’d take another stab at them and infuse them with more production and more influences.”

In addition to his big-name hip-hop alliances, and his solo work, Injeti also co-writes and produces for Canadian songbirds Zaki Ibrahim and Kinnie Starr;  co-leads a band with DJ Khalil called The New Royales; and, with Khalil, owns and operates a company called The Hastings Set that works in the fields of creative multi-media collaboration, artist development and management, and branding.

On top of all that, Injeti now has the opportunity to champion independent and emerging Canadian musicians through a new gig he landed in March. Universal Music Canada hired him to work in its expanded A&R department at the same time as they recruited Juno Award-winning and Grammy-nominated producer Gavin Brown (Metric, Sarah Harmer, Billy Talent).

Injeti himself is no stranger to awards: Bass is Base won a Best R&B/Soul Recording Juno for First Impressions For the Bottom Jigglers in 1995, and were nominated in the same category the following year for Memories of the Soulshack Survivors.  In 1997, Injeti won the SOCAN Pop Music Award for co-writing “I Cry” with Shane Faber and Michael Mangini, an honour he says marked “one of the greatest moments of my career, because it was my first solo award.

“I think songs will always be important even in these ever-evolving times,” Injeti says. “Beats and image can only go so far. After all, we are in the song game and there would be no image, or no beat, without a song. People need to recognize the very essence of what we do and that some of us have been working on our craft all our lives.”


Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *