When asked about earning the position of music director for the 2010 Vancouver Winter Olympics ceremonies, Dave Pierce doesn’t talk about his extensive experience working on a mega scale, nor does he run down his list of impressively high-profile past and current collaborators. Instead, the 37-year-old Alberta native talks about the feeling of being 16 and standing on the sidelines during the closing ceremonies of the Calgary Olympics and the impact the music had upon him. “I made a promise to myself,” he says, “that the next time the Olympics came to Canada, I wanted to be the guy who did all the music.”

Pierce attended the Berklee College of Music in Boston, Mass., graduating in 1992. Since then he has established an impressive career. His résumé lists many of the most prestigious positions in the music industry, ranging from his 18-year tenure as arranger, lyricist and then music director and producer for the Calgary Stampede stage show to composing for the Radio City Music Hall Christmas Special to writing orchestral arrangements for some of the biggest pop stars.

But Pierce never lost sight of his Olympic promise. His primary requirement of every job or gig was that it should somehow develop a skill that would help him towards the Olympics. And his commitment paid off. It was precisely Pierce’s broad range of experience that helped him get the job. “It was tailored to exactly the talent and the skill set I have,” he says.

Being the Olympics’ music director meant Pierce basically had two full-time roles. He oversaw every aspect of the preparation of approximately 500 hours of music for the event. And he also took on rigorous administrative tasks, which included gaining clearances and securing rights, using his professional network to hire a range of suitable musicians and getting approval from the IOC, the broadcasters and the organizing committee.

The final production was seen by an estimated three billion television viewers around the world. Pierce worked hard to create music that was suitably rich, multifaceted and exciting for the Olympics while also best representing both the Olympic spirit and the spirit of the country. Pierce was resolute: “The music had to have a global appeal but most importantly, it needed to represent Canada.”


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Translations prior to Fall 2010 are currently unavailable. 

Il y a plusieurs années de cela, Paul Piché prenait une résolution, celle d’écrire des chansons uniquement lorsque l’inspiration lui viendrait et non quand sa carrière l’ordonnerait. Ne cherchez donc pas plus loin pourquoi dix ans séparent le récent album Sur ce côté de la terre de son prédécesseur. Une décennie de silence discographique, c’est long. Nombre d’imprésarios y verraient un suicide artistique.

 

Le père de Mon Joe, lui, ne se fait pas de bile. Il faut dire qu’il n’a pas entièrement disparu de l’espace public, ayant lancé un disque de remix (Paluche 3.14) en 2004, un essai (Déjà vu) en 2007, sans omettre de faire des apparitions scéniques. « Le temps a simplement passé, indique-t-il. Pour moi, la vie continuait, mais peut-être que le public a vu le temps passer un peu plus. (…) C’est sûr qu’à un moment donné, on a moins de choses à prouver. Et puis il y a beaucoup de bonnes chansons qui se font… »

 

Le romancier de la chanson

 

Paul Piché était cependant loin d’avoir tout dit et la nécessité de traduire ses idées en chansons s’est de nouveau imposée. Il a donc repris la plume et ses allures de… romancier. Car oui, l’auteur-compositeur-interprète se fait un peu écrivain pour pondre ses poèmes : outre la rime riche et la mélodie appropriée, il est en quête de personnages et de décors. Jean Riant, en lequel des politiciens pourraient aisément se reconnaître, a ainsi vu le jour dans la pièce qui porte son nom, devenant l’antithèse des citoyens qu’on a connus dans les couplets de « Réjean Pesant », en 1977. Même lorsqu’il ne les baptise pas, Piché aime mettre des individus en scène. On peut l’observer dans « Je pense à toi ». Imaginé à bord d’une barque, tantôt dans l’ère moderne, tantôt au XIXe siècle, le protagoniste derrière le « je » lui a permis de traiter de l’obsession amoureuse et de l’enjeu de partager ce sentiment. « Quand j’écris, je peux perdre beaucoup de temps à décrire le décor, l’ambiance ou l’époque, explique-t-il. C’est ce qui m’aide à trouver l’émotion qui se dégagera de la chanson. »

 

Au fil des ans, Piché a pris l’habitude de doubler ses œuvres d’un engagement politique, social ou environnemental. Les compositions de Sur ce côté de la terre témoignent de ces préoccupations. Celui qui est diplômé en anthropologie s’est appliqué à dénicher les métaphores assurant à ses textes d’être lus de maintes façons. Du coup, il a instauré ce lien qui lui est cher entre l’individu et la collectivité. Même « Cette nuit nous appartient », aussi intime soit-elle, peut devenir un hymne associé à libération d’un pays : « Ce n’était pas sans peine/Mais on s’est retrouvés/Et la nuit soudain cajole jusqu’à l’horizon/Ton sourire splendide et souverain ».

 

Le vétéran se fait débutant

 

Après plus de 30 ans de carrière, Piché le vétéran a voulu rejoindre Piché le débutant. L’artiste de 56 ans a senti le besoin de se mettre en danger; d’aller étrenner ses petites dernières publiquement, armé de sa seule six cordes. Il s’est exécuté discrètement, visitant des pubs de la province. Son idée? Identifier les titres qui fonctionnaient le mieux et leur donner une âme avant d’entrer en studio. « Je vivais ce que j’avais vécu avant d’être connu, relate-t-il. Parce qu’une fois que tu es connu, les gens ont découvert ton répertoire, alors ce n’est pas la même chose que d’arriver avec de nouvelles pièces. »

 

Pour parer les chansons d’habillages folk modernes – quoique intemporels – de vieux complices ont été appelés en renfort. Piché a confié les rênes de la réalisation au guitariste Rick Haworth, avec lequel il collabore depuis une vingtaine d’années, et a retrouvé d’autres frères de son tel le bassiste Mario Légaré. Dans l’équipe, quelques nouveaux visages se sont également immiscés. En particulier un prénom qu’on avait entendu, jadis, dans la pièce « Le Temps d’aimer » (1988) et qui a assuré les percussions, en plus de co-signer trois compositions : Léo, le fils de Paul. « Léo fait de la musique; c’est comme ça qu’il gagne sa vie. Et tout naturellement, on s’est mis à composer des chansons ensemble sans rien forcer ou intellectualiser. (…) Ç’a été très agréable. C’est vraiment bien de pouvoir garder un beau contact avec ses enfants quand ils vieillissent. »

 

La longue période de gestation ayant entouré Sur ce côté de la terre a nourri les attentes du public. Visiblement, Paul Piché a tout mis en œuvre pour être à la hauteur. Maintenant qu’il y est parvenu sur disque, il est fin prêt à partir en tournée avec ses musiciens afin de renouer officiellement avec ses fans. « On a vraiment hâte d’aller sur la route. Ce travail d’écriture, on le fait pour une raison : se retrouver face au public, les yeux dans les yeux. »


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To some people, Peter-Anthony Togni is a classical composer. To others, he’s a jazz pianist or a church organist. And to many others, he’s known as a radio announcer for the CBC. The Pembroke, Ont., native, who currently calls Halifax home, has built a multifaceted career through his ability to be many things to many people.

 

He’s fronted [ok as is] his own Peter Togni Trio, a combo (with Jamie Gatti on bass and Tom Roach on drums) with a Modern Jazz Quartet-influenced sound. “We do a lot of jazz riffing on classical music,” he says. “Bach, Greig, the Beatles, even country tunes.”

 

At the other end of the spectrum, there’s Sanctuary, his classical trio — an unusual instrumental combination that consists of Togni on organ, cellist Christopher Both on cello and Jeff Reilly playing bass clarinet. With this trio he’s toured from New York to St. Petersburg, Russia, and all the way to Shanghai. “Some of what we play are improvisations on Gregorian chants,” he says. “About half of our rep is my own music, and I do transcriptions for the trio. The underlying theme for Sanctuary is modality and chant.”

 

Togni studied organ and composition at the University of British Columbia, and at the Schola Cantorum in Paris, France, where he won first prize in composition and studied organ and improvisation with Jean Langlais. Drawing on his various musical activities, he likes to mix things up, composing a kind of music that’s uniquely tailored to his interests and talents. For instance, there’s his choral composition Lamentations of Jeremiah, for bass clarinet and choir. (The work was recently released on a compact disc on the ECM label.) “That piece came out of my deep relationship with Toronto’s Elmer Iseler Singers and with Jeff Riley,” says Togni. “Jeff wanted me to write a piece for bass clarinet and choir. There’s a lot of virtuoso playing, and about 30 percent of it is improvised. The choir is like a Greek chorus and the bass clarinet is the voice of Jeremiah.” Then there’s Lux Aeterna, for choir and Indonesian gamelan, which was recently premiered at Acadia University in Wolfville, N.S. And there’s Illuminations, for bass clarinet and string orchestra, which earned him a Juno nomination in 2006 as best classical composition, for a recording by Sanctuary.

 

Togni’s style could be described as eclectic or even postmodern, yet if there’s a common thread connecting much of his music, it’s his fascination with liturgy and ritual. “I feel called to write music that voices my faith,” he says, warming to the subject of what motivates him to compose. “I’ve written non-sacred works but I would say they always have a sacramental underpinning. I draw from the Catholic tradition and also Buddhist and Russian Orthodox traditions.”

 

And how does Togni’s work at the CBC — where he’s currently the host of the Radio 2 show “Weekender” — fit in to the mix? “I’ve done an inordinate amount of listening,” he replies. “Also, when you talk about music and have to present it to people, you have to really get inside it. For me, broadcasting is very important — it’s part of who I am.”


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