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Maryse Letarte lançait à l’automne 2008 l’album Des pas dans la neige, acclamé de tous. Trois ans et un album plus tard, l’auteure-compositrice-interprète s’apprête à finalement effectuer sa rentrée montréalaise! Oui, enfin, elle proposera sur scène les compositions originales de ce disque de Noël en voie de devenir un classique. Il faut dire que son parcours des dernières années n’a pas été de tout repos.

À la sortie du disque à la fin de l’année 2008, peu de gens auraient pu anticiper un tel succès. Si bien qu’il n’avait pas été prévu de donner des représentations. L’année suivante, l’intention était là, mais le projet n’a pas vu le jour. Les astres s’alignaient donc pour que 2010 soit propice à mettre sous les projecteurs Des pas dans la neige. Alors enceinte, elle a malheureusement dû annuler sa tournée pour des raisons médicales. Nous voilà donc en 2011, avec au programme une série de concerts à la Cinquième Salle de la Place des Arts, du 14 au 23 décembre. « Ça va-tu finir par se faire! » lance-t-elle à la blague. Assurant elle-même la mise en scène du spectacle, elle croit que la production sera totalement différente de ce qu’elle aurait été l’année dernière. « L’an passé, ce n’était pas du tout le même show. C’est comme si j’étais repartie à zéro. Je n’ai jamais pu voir ce que cela aurait donné l’an dernier, mais en un an, j’ai eu le temps de penser longtemps. Je me suis dit que ça me prenait autre chose. Je veux vraiment offrir un spectacle à l’image de l’album. Mais même si j’avais donné le spectacle l’an passé, je l’aurais fait évoluer vers ça. Comme l’album, ce show est suppose revenir chaque année, mais de façon évolutive,» résume-t-elle.

Ce qui ne fait pas de doute, c’est que l’artiste peut attaquer la scène en sachant fort bien que ses compositions sont maintenant bien ancrées dans l’imaginaire de ses nombreux fans, avec 25 000 exemplaires de l’album écoulés à ce jour. « Seul le temps pouvait confirmer la portée que l’album allait avoir. Les gens disaient que c’étaient déjà des classiques, que ça allait rester. Mais tu ne peux jamais savoir. Maintenant, je croise des professeurs qui enseignent mes chansons à leurs élèves et j’apprends que des chorales vont les chanter. Cela prouve que ce n’était pas un engouement éphémère, » souligne-t-elle.

SORTIR D’UN RÊVE
Comme elle doit maintenant rattraper le temps perdu, Maryse Letarte s’apprête à passer en deuxième vitesse au cours des prochains mois… sans pour autant négliger sa nouvelle vie familiale! Ainsi, elle trouvera le temps nécessaire pour également faire vivre l’album Ni le feu, ni le vent, sorti l’année dernière. Mise au repos quelques semaines après sa sortie, elle n’aura pas eu

la chance d’en faire la promotion comme il se devait. « J’ai enregistré l’album dans des conditions difficiles, mais c’est dans ces circonstances qu’on est le plus créatif! C’était une course contre la montre, il fallait que ça sorte et que je donne des spectacles avant d’accoucher. Tout s’est bousculé un peu. Avec le recul, je suis contente qu’il ait été bien reçu. Si je ne m’étais pas arrêtée pour l’accouchement, j’aurais fait plus de promo, mais ce n’est pas grave de ne pas avoir réalisé le scenario idéal et planifié. J’ai vécu les plus beaux jours de ma vie et je les vis encore avec la naissance de Stella. Là, j’ai l’impression de sortir d’un rêve. Je reviens pour faire connaître ce disque et mon nouveau spectacle servira aussi à ça, » confie-t-elle.

À cela, ajoutons de nombreuses ouvertures à l’étranger. La France et les États-Unis sont dans sa ligne de mire. « J’attends de voir ce qui va se passer en France. Cela devrait dicter la suite des choses. Le marché doit être développé comme ici, ce qui nécessitera des spectacles et une présence là-bas. Quant aux États-Unis, c’est déjà réglé avec le distributeur Allegro. Là-bas, l’intention est de rejoindre les Francophones et Francophiles. Il y a un beau marché à New York et Boston, sans compter que l’album Des pas dans la neige compte des morceaux instrumentaux et une chanson en franglais. J’ai un certain public américain depuis mes débuts grâce à Internet, » raconte Maryse.

Et la composition dans tout ça? Parce que si ses chansons les plus récemment sorties ne font que commencer à prendre forme sur scène, il faut se rappeler qu’elles ont déjà beaucoup de vécu sur CD. « J’ai continue à composer beaucoup, surtout dans les premiers mois de vie de Stella, alors que j’étais toujours à la maison. J’ai donc écrit pas mal, même si j’ai mis ça de côté récemment pour travailler sur le spectacle. Je vais y revenir bientôt ! » promet-t-elle.


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C’est en septembre 2005 que la formation Jelly Fiche sort la tête de l’eau. Comptant
dans ses rangs Syd, Jean-François Arsenault et Éric Plante, la bande fait paraître en 2008 un premier album, Tout ce que j’ai rêvé. Fièrement autoproduit et mitonné à la maison d’Éric, le disque propose des climats aériens et une poignée de textes du poète trifluvien Guy Marchamps. Aujourd’hui réduit à un duo (Plante a quitté pour se joindre à l’équipe du Cirque du Soleil), Jelly Fiche lançait récemment Symbiose. Ce deuxième compact aux guitares toutes dents sorties est plus mordant et graffignant que son prédécesseur. Il s’inscrit dans la plus pure tradition des albums à concept, s’abreuvant sans gene à la source du rock progressif et relatant une histoire d’amour particulière à travers l’espace-temps.

Syd explique : « En fin de compte, il s’agit d’une quête spirituelle. Ce disque traite de l’équilibre qu’on a au fond de nous, celui que l’on souhaite atteindre. C’est en relation avec la philosophie chinoise. Le bien et le mal. Le yin et le yang. Cette dualité qui nous habite tous. Il y a un aspect très féérique, mystérieux et théâtral à l’ensemble. Sur cet album, on retrouve davantage l’identité du groupe, contrairement au premier où l’on ressentait beaucoup plus nos influences respectives. »

Inspirés par Hendrix, Bowie, Morrison, Led Zeppelin, Harmonium ainsi que par le célèbre The Wall de Pink Floyd, Syd et Jean-François souhaitaient procurer un peu plus d’edge seventies à leur nouveau projet. Ainsi, Symbiose fut enregistré au Studio Frisson à Montréal et marque une nette évolution sur le plan sonore pour le duo. Même s’il préfère que l’on utilise le terme « art-rock » pour qualifier la musique de son groupe, Syd est conscient que Jelly Fiche poursuit fièrement sa route dans des sillons progressifs. « Le terme est souvent péjoratif, je le sais. Au départ, je ne tenais pas à faire du rock progressif. On s’est simplement laissés guider par ce qu’on aimait. Étant signés par une etiquette produisant des artistes de rock progressif (Unicorn Records), il est facile de nous étiqueter de cette façon, mais je considère que notre vision est plus large. On adore la direction empruntée par Karkwa. Ça leur a apporté une certaine clientèle. Je m’identifie beaucoup à ce groupe. On aimerait jouer devant ce genre de public, plus jeune, tout en conservant les vieux fans de rock, » confie l’homme de 42 ans.

Et c’est précisément ce qui se retrouve au programme du tandem pour les prochains mois. Après avoir parcouru le sud de la France l’été dernier, puis effectué un blitz promotionnel et visité bon nombre de stations de radio à travers la Belle Province, les deux musiciens se disent prêts à faire vibrer les foules québécoises. Parallèlement, Syd prépare tranquillement une nouvelle tournée européenne qui prendra son envol en France en mai 2012. « On veut élargir notre public. C’est notre priorité. Visiter les gens puis booker des shows en région. Il y a encore beaucoup de travail qui nous
attend pour faire connaître le groupe ici. Puis, on aimerait s’arrêter en Belgique et en Hollande. Je suis en train de discuter avec des producteurs là-bas. Ça s’annonce vraiment très excitant ! »

En plus de tenir les rênes de Jelly Fiche, Syd et Jean-François sont aussi membres du groupe maison de l’événement Humour Aveugle, présenté au Théâtre Saint-Denis. Multipliant leur participation à ces soirées, les comparses ont aussi effectué des premières parties pour Fish (en 2008) et Asia (l’automne dernier), joué lors de festivals ainsi qu’à une multitude d’événements corporatifs, en plus d’accompagner une poignée d’artistes sur scène. Bref, pas question de se reposer sur ses lauriers si l’on souhaite survivre dans la jungle de la musique québécoise. Pas de tout repos, meme pour des musiciens chevronnés. Syd raconte : « Il est devenu extrêmement difficile de gagner sa vie avec ses chansons. Au fil des ans, j’ai passé à travers différentes phases de remise en question, mais je suis toujours revenu à mes amours. Dans le fond, la musique est un échange d’énergie vitale. La clé est de savoir pourquoi tu en fais. Si c’est pour les mauvaises raisons, tu ne restes pas longtemps dans ce milieu. Être musicien, c’est d’abord et avant tout une passion, un mode de vie. Oui, il faut être fou pour faire ce métier, mais moi, je suis fier d’affirmer que je gagne ma vie avec la musique. Je peux mourir demain et declarer sans gêne que j’ai fait ce que j’ai voulu faire de ma vie. » Bref, heureux comme un poisson dans l’eau!


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A lot can change in four years – especially in the music world. In 2008, when Kathleen Edwards released her album Asking for Flowers, the Ottawa native was known primarily for story songs about characters other than herself, some drawn from real-life headlines, and an alt-country sound she shaped with her husband, guitarist Colin Cripps.

Fast forward to 2012: Edwards has a brave new album, Voyageur, made up almost entirely of first-person narratives and an engaging sound steeped in multi-textured pop that owes a good deal to its U.S. producer, Justin Vernon, also known as ethereal electronic folk star Bon Iver – who just happens to be her new boyfriend.

Sitting on a park bench overlooking the Toronto skyline, the flame-haired singer-songwriter laughs as she reflects on the shifts in her life. “I remember doing an interview when my last record came out,” says Edwards, “and I was saying that I’m married and really happy and don’t have any roller-coaster emotional experiences to draw from. Well those are back on!”

Voyageur charts the trauma and transformation of marital discord, personal reflection, and new romance. Edwards’ relationship with Cripps, a former member of Crash Vegas and Junkhouse, dates back to when he produced her 2004 album Back to Me, which earned Edwards Juno nominations for Songwriter and Adult Alternative Album of the Year. Settling in Cripps’ native Hamilton, the couple lived and breathed music, with Cripps touring as her guitarist. But all was not well on the home front.
“You don’t talk to me, not the way that you used to,” Edwards sings on “House Full of Empty Rooms. “Maybe I don’t listen, in a way that makes you think I do.” Along with “Change the Sheets,” it’s one of Voyageur’s most starkly autobiographical numbers. “I wrote those songs when Colin and I were still together,” Edwards admits. “I didn’t realize at the time how my subconscious was bubbling out of my mouth.”

As Edwards’ life was changing, so too was her desire for a new sound. “My music wasn’t reflecting all the colours of my personality as well as it should,” she noted. “I’d done the roots-rock, Americana thing, and it wasn’t interesting anymore. I feel more of an affinity for artists like Feist and Tallest Man on Earth (Swedish singer-songwriter Kristian Matsson), who sounds like Dylan but plays to young audiences. I wondered why I never played to that crowd.”

Edwards ventured to Seattle and began working with John Roderick, of indie rockers The Long Winters. Together, they co-wrote the melancholic piano ballad “Pink Champagne” and “A Soft Place to Land,” a duet between Edwards and Bon Iver. But it’s the sexy “Mint,” with its rugged electric guitar, and the joyful “Sidecar,” a power-pop number co-written with longtime collaborator and bandmate Jim Bryson, that best showcase a change in direction.

The connection with Bon Iver came about when Edwards travelled to Vernon’s Wisconsin home studio to record a version of “Wapusk,” a song she originally recorded for a multi-artist compilation celebrating Parks Canada. The chemistry was immediate and the pair continued working on songs for Voyageur. As a producer, Vernon, a professed Edwards fan, had a liberating effect on the artist. “He influenced me by not being precious about anything,” she says. “It was so easy for him to throw up a mic on a guitar amp, pick up an instrument and try anything… It really freed me up.”

Vernon’s experimental approach paid off with dreamy soundscapes like “Going to Hell,” with its climatic guitar solo, and “For the Record,” a moody epic in which Edwards and Norah Jones share vocals. “Justin would just mess around with sounds,” she recalls. “Sometimes it was super fuzzy, crazy stuff, and I was like, ‘Cool, I’m just going to let him do his thing.’ He challenged me without betraying who I am.”

For fans of Edwards’ story songs like the police drama “In State” or the real-life murder ballad “Alicia Ross,” Voyageur’s personal narrative may come as a bit of a surprise. “I’ve always written about things that struck a chord with me,” she explains. “But I feel a little less connected to those songs now because they’re about someone else. This time around, I just had a lot of my own stories to tell.”

As for the new album title, Edwards says it resonates for her on multiple levels. “The album was a journey about change and one of the hardest things I’ve ever done,” she says. “As a teenager, I spent a lot of time canoe-tripping, and on my last long trip, our camp group was known as Voyageurs. So I realized that’s totally my life: I was a voyageur then, and I’m a voyageur now. Plus,” she adds with a grin, “it has a nice Canadian ring to it.”


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