John Burge has been living and composing in Kingston, Ont., for 23 years. Over that time, his reputation has steadily grown and one work after another has streamed from his pen. Of late, things have been coming together nicely for him — converging, you might say.

 

One upcoming convergence is a series of three performances this fall of his latest work: Prelude Variations, which will be performed by the Orchestre symphonique de Québec (Sept. 29 and 30), the Kingston Symphony Orchestra (Oct. 3) and the Calgary Philharmonic (Nov. 27). The piece is a solo composition for piano and orchestra, and the pianist for whom it was written — and who will play all performances — is the renowned Canadian Janina Fialkowska.

 

As Burge explains it, the project came about as a result of his and Fialkowska’s common interest in the music of Frédéric Chopin. “It’s based on Chopin’s Prelude in C Minor, op. 28 no. 20,” says Burge, “and the theme is clearly recognizable. I teach a Chopin course at Queen’s University, and Janina is renowned as a Chopin interpreter.” As well, he points out that 2010 is the bicentennial of Chopin’s birth, making the coming concert season a perfect occasion for a tribute to Poland’s most famous composer.

 

Prelude Variations is the latest in a series of concert pieces by Burge for solo instrument and orchestra. Once again, he’s working closely with the soloist. “With every concerto I’ve written,” he recalls, “I’ve known the soloist really well. That includes my Piano Concerto for Brian Finley, my Trumpet Concerto for Stuart Laughton and my Clarinet Concerto for Gordon Craig.” He’s also written a Veena Concerto for Lakshmi Ranganathan, who teaches this Indian stringed instrument at Queen’s.

 

Something else that’s been gradually converging is Burge’s own musical language. There was a time, he recalls, when his choral and instrumental styles were separate and distinct: “dissonant” for instrumental works and “lyrical” for choral compositions. “Those have merged,” he says, “so my choral music has more angst and my instrumental music has some sweeter curves.”

 

Both choral and instrumental compositions figure prominently in Burge’s oeuvre. “I write one or two orchestral pieces each year,” he says, adding that he’s also composing a lot of chamber music these days. Since he teaches at Queen’s University during the academic year (where he serves as associate director of the School of Music), much of his composing is done at a summer cottage where there’s no telephone or television.

 

It’s his music for choirs, however, that he’s best known for internationally. Burge has an ongoing agreement with Boosey & Hawkes to show them all the choral music he writes, and a dozen of his works have been issued by that prestigious publisher. One of his best-known works is Angel Voices for children’s choir. In 2005, it was performed at New York’s Carnegie Hall, and the following year it won the Outstanding New Choral Composition award from the Association of Canadian Choral Conductors. Also recently honoured was his orchestral work Flanders Fields Reflections, which won a Juno Award in 2009 as Best Classical Composition for a recording on the Marquis label.

 

One thing Burge hasn’t yet done is write an opera, but that may soon change. “I’m quite keen to write an opera,” he says. “It might be a chamber opera, but having learned to flex my orchestral choral muscles, it would be great to do something really dramatic. Currently, I’ve got three libretto ideas on my desk.”


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Formé de Guillaume Beauregard (voix, guitare), Marie-Ève Roy (voix, guitare), Maxime Beauregard (basse) et Patrick Landry (batterie), les Vulgaires Machins commencent à faire du bruit à Granby en 1995, puis gravent un premier compact, 24:40. Après avoir déménagé ses pénates dans la grande région montréalaise à l’aube du nouveau millénaire, le quatuor fait paraître un deuxième album (Regarde le monde) et multiplie les concerts aux quatre coins de la métropole. En plus de participer à une kyrielle de festivals, la bande effectue aussi de nombreuses escales outre-mer et enchaîne avec Aimer le mal (2002), Compter les corps (2006) avant de lancer Requiem pour les sourds un peu plus tôt cette année. Quinze ans après sa naissance, la bête a-t-elle conservé la rage de ses débuts ? « On est peut-être même un peu plus enragés qu’avant ! assure Guillaume Beauregard. Évidemment, il y a un aspect magique lorsqu’on débute dans le métier. Tu navigues dans un milieu excitant où tout reste à découvrir. Tu conserves une certaine naïveté. Aujourd’hui, on a perdu cette innocence, mais on fait des tournées avec plus d’enthousiasme qu’à nos débuts. On a encore plus de plaisir à créer de la musique ensemble et on est plus en contrôle de ce que l’on fait. »

Épaulé une fois de plus par le vétéran Gus Van Go (ex Me Mom & Morgentaler) à la réalisation, le groupe a accouché d’un autre opus nerveux, énergique, riche en mélodies fortes, en riffs diablement efficaces et bien sentis et en textes dénonciateurs. C’est après avoir traversé une longue période creuse sur le plan créatif que les membres du quatuor ont décidé de prioriser un aspect en particulier : la spontanéité. « On a décidé d’oublier qu’il y avait des fans et des critiques avec des attentes et c’est alors qu’on s’est mis à écrire sans respecter la logique de l’émotion du groupe. On a écrit plus d’une vingtaine de chansons sans véritablement réfléchir au résultat final ou à la direction artistique. On voulait être un peu plus viscéraux dans notre approche et se lancer tête première dans le vide. C’est étrange parce que l’album précédent ne s’est pas du tout construit de la même manière. Je considère qu’on vient d’atteindre une nouvelle étape dans notre développement, » confie Guillaume.
Pour le chanteur et guitariste, la composition des brûlots punk-rock abrasifs et urgents des Vulgaires Machins relève essentiellement d’un travail d’équipe et d’une large part d’improvisation. « Règle générale, on se rencontre dans notre local de répétition et on jamme, on s’amuse à fond, puis on conserve certains éléments que l’on reconstruit par la suite. Neuf fois sur dix, la musique vient avant les textes. S’il m’arrive parfois de présenter au groupe une idée de chanson structurée, très souvent, il y a une part d’essais et d’erreurs dans notre démarche d’écriture. Ça provient autant d’expérimentations en groupe que d’idées travaillées auparavant en réclusion, » assure-t-il.

Ne cédant jamais aux compromis et à la pression, c’est au fil de lectures, de réflexions et de découvertes que le jeune homme construit des textes qui se métamorphosent en chansons de Vulgaires Machins. « Ce qui se passe sur la planète m’intéresse énormément et mes rapports avec les gens ont une signification profonde dans ce que je fais. C’est à travers la musique que j’ai l’occasion de vider mon sac, de dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. C’est ma façon de m’exprimer et ça demeure un privilège. C’est dans ma nature, dans mon sang, de trouver des failles dans tout ce qui est beau. Je possède un sens critique aiguisé, une sensibilité exacerbée. Pour moi, l’écriture demeure une façon de rester sain dans un monde souvent décourageant. »

Ayant décliné de nombreuses offres lucratives de la part de publicitaires, les membres du quatuor granbyen souhaitent, à tout prix, demeurer fidèles à leurs valeurs. Pour le groupe, pas question de vendre son âme au monstre de la publicité. « Je serais incapable de me défendre. La dernière place où il faut se battre pour son intégrité, c’est dans la pub. Dès qu’un artiste vend ses chansons pour des publicités, il ne m’intéresse pas. Son commentaire ne m’intéresse plus. Je me bouche les oreilles à chaque fois qu’il parle. On ne peut pas laisser notre musique devenir autre chose que le fruit de notre âme, » insiste-t-il.

En plus de faire paraître Requiem pour les sourds en France (possiblement en mai), le quatuor multipliera les spectacles dans la Belle Province et prévoit effectuer une petite escale en territoire français à l’aube de 2011. Toujours affamé après toutes ces années de cohabitation, le clan ne démontre visiblement aucun signe de ralentissement. « Depuis la parution de l’album, on a donné quelques shows et la réaction du public est hallucinante. Prendre la scène d’assaut à nouveau nous fait tellement vibrer. Tu sais, on a déjà énormément de réactions positives face à l’album en France. C’est encourageant et ça nous stimule. Un groupe, c‘est une aventure faite de compromis et de communication. Au fil des ans, on a appris à se connaître et à mesurer nos limites. Tant qu’on sera tous sur la même page, la passion va prendre le dessus. Ce sont les individus qui vont tirer le groupe de l’avant et non pas l’industrie. »


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La compositrice québécoise d’origine argentine Analia Llugdar vient d’entrer, pour l’année 2008-2009, dans le club sélect des lauréats du Prix Opus Compositeur de l’année, octroyé par le Conseil québécois de la musique. Installée au Québec depuis 12 ans, elle est parmi les trois plus jeunes récipiendaires de ce prix prestigieux qui récompense un compositeur pour l’ensemble de son œuvre et pour sa présence significative sur les scènes musicales durant ladite année.

 

Elle rejoint donc à ce panthéon John Rea, Walter Boudreau, Linda Bouchard, Ana Sokolovic, Jean-François Laporte, Tim Brady, Serge Arcuri, André Ristic, Robert Normandeau, Nicolas Gilbert, Denis Dion et Denis Gougeon. D’ailleurs, ce dernier fut le directeur de sa thèse de doctorat en composition musicale complétée en 2009 à l’université de Montréal. Est-ce à dire que l’élève rejoint le maître ? « Non, absolument pas !, lance-t-elle dans un rire un peu gêné, il n’y a pas de comparaison possible ! Je suis consciente que ce prix est venu assez vite dans ma jeune carrière, j’ai 37 ans. Mais j’ai travaillé très fort depuis que je suis au Québec et l’année 2009 a été très riche au plan musical, ici et à l’étranger. C’est doublement important parce que ce sont tes pairs qui te nomment à ce prix, et à Montréal, il y a tant de bons compositeurs ! Mais ce prix n’est pas seulement pour moi, il est aussi pour tous les musiciens qui défendent mes œuvres, et on ne les remercie jamais assez, » précise-t-elle dans un fort accent espagnol.

 

Entre autres récompenses, il faut rappeler qu’Analia recevait pour Bleu vert tendre le 2e prix Sir Ernest-MacMillan au Concours des jeunes compositeurs 2002 de la Fondation SOCAN, le prix Québec-Flandres 2007 pour Le chêne et le roseau, et le Prix Jules-Léger de la nouvelle musique de chambre 2008 pour Que sommes-nous.

 

Des mentors

Ce palmarès n’aurait pas droit de cité si ça n’avait été de deux compositeurs importants dans le parcours de Mme Llugdar : José Evangelista (maîtrise) et Denis Gougeon. Et si on peut penser que ses origines latines teinteraient ses œuvres d’une manière ou d’une autre, il n’en est rien, non plus que celles de ses deux mentors. « La musique que j’écris ne ressemble en rien à celle de mes professeurs ; et c’est ce respect que j’ai apprécié à leur contact. Ce que je retiens de José Evangelista, c’est son obsession du travail, cette force de toujours chercher, de croire en soi-même et surtout de ne jamais se limiter à son premier choix. Et Denis Gougeon a été un accompagnateur très ouvert, un guide aussi pour trouver les bons outils de travail et l’inspiration dans d’autres formes artistiques (cinéma, théâtre, littérature), et en cela, justement, Montréal offre beaucoup. »

 

À l’intérieur du son

À l’écoute des œuvres d’Analia Llugdar, on est happé par la modernité des sonorités et des rythmes, par l’abstraction calculée et la précision de sa rhétorique à des lieues de la musique à programme. Au fil des quelque 25 œuvres à son répertoire, dont la moitié sont des commandes d’ensembles ou de solistes d’ici, nul doute qu’il y a là des œuvres fortes et puissantes, la plupart pour formations de chambre. « Ma force, je crois, c’est le son; j’essaie de composer comme si j’étais à l’intérieur du son, en exprimant mes idées musicales par des textures complexes, beaucoup de contrastes, de tension, et souvent en unissant les extrêmes dans une même œuvre. Et souvent, c’est l’instrumentation de la pièce, les timbres, qui vont en déterminer la nature. » À ce titre, bien qu’Analia ait d’abord fait ses études supérieures en piano à l’université Nationale de Cordoba (Argentine), le piano n’est pas son instrument de composition. « Aujourd’hui, je compose directement sur la table de travail, sur la partition. Et pour moi, tous les détails sont très importants, je ne dois rien laisser au hasard. D’ailleurs, comme M. Evangelista, je ne suis jamais totalement satisfaite ! »

 

Et quand on lui demande comment elle définit sa propre musique, elle répond : « La composition est un espace de vie privilégié; avec ses grands plaisirs, ses angoisses, la peur aussi, mais surtout l’enthousiasme de créer et de se sentir vivante. Je réécoutais une pièce de Gilles Tremblay que j’aime beaucoup, Envol, et ce qui me fascine le plus dans l’art, c’est qu’une fois créée, l’œuvre n’appartient plus à l’artiste. C’est l’éphémère et la musique vit d’elle-même. »

 

Qu’il s’agisse de création pure – Suite pour piano solo, 2000, Autoportrait, pour tuba solo, 2001 ou encore Tricycle (pour violon, violoncelle et piano, 2004) – ou de thématique concrète sur fond de critique sociale – La Faim Artaud (pièce de théâtre musical, 2007), Pour en finir avec le jugement de dieu (pour baryton et neuf musiciens sur un texte radiophonique d’Antonin Artaud), Sentir de cacerolas (pour soprano, flûte et casseroles, 2002) ou La Machi (œuvre théâtralisée pour flûte solo, 2007), Analia Llugdar porte une attention particulière à la présentation de ses œuvres et à la spatialisation, toujours en symbiose avec son infatigable recherche sonore. D’ailleurs, en 2008, elle participait au Séminaire – Musique électroacoustique au Centre pour la diffusion de la musique contemporaine à Madrid. « C’est le compositeur Philippe Leroux qui m’a invitée à découvrir l’électroacoustique. Ces 10 jours d’ateliers, ce laboratoire musical m’a ouvert un monde extrêmement riche qui est encore nouveau pour moi. Je commence seulement à le développer; Montréal est une force en électro, plus même que certains pays d’Europe. On est très bien servis par nos créateurs québécois, et ce serait triste de passer à côté de tout ce foisonnement. C’est une belle ouverture pour ma création. »

 

Vue sur la relève

Depuis quelques années, Analia Llugdar fait partie du Comité artistique de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), que dirige Walter Boudreau. « C’est extrêmement intéressant puisqu’on a la possibilité de s’exprimer et de faire entendre sa voix au sein du comité, et parfois de faire découvrir soi-même de nouveaux talents. On a l’occasion d’entendre plusieurs compositeurs de la relève, d’ici et de l’étranger, et je remarque qu’il y a là une bonne diversité, même un contraste entre ceux qui foncent vers les nouvelles avenues, avec beaucoup de liberté dans les formes et les médias utilisés, et dans un même temps, une relève qui est attachée à la tradition, à l’écriture formelle et la musique savante. C’est bien d’avoir le privilège de regarder ces contrastes évoluer. »  Au risque d’être réducteur, elle mentionne tout de même quelques goûts personnels et influences indirectes. Car si elle apprécie les œuvres de Tremblay, Vivier, Garant ou Cherney chez nous, elle cite Messiaen, Xenakis, Sciarrino et Kagel chez les Européens.

 

En septembre, dans le cadre de la première Biennale de musique contemporaine de Cordoba 2010 en Argentine, ce sera la première fois qu’une de ses œuvres (La Machi) sera jouée dans son pays d’origine. « Je suis plus excitée que nerveuse, parce que j’ai encore de la famille là-bas! » D’ici à la fin de 2010, il ne se passera pas un mois sans qu’on joue ou crée, en France, au Mexique ou en Argentine, une œuvre d’Analia Llugdar. Et l’année culminera en décembre à Montréal par un concert autour de sa musique par le Trio Fibonacci, incluant quatre œuvres de la compositrice, dont deux ne sont pas encore écrites ! « L’urgence, c’est pour moi un bon stress. Mais je vais faire comme je fais toujours, entrer dans le son et composer comme si c’était ma dernière œuvre. »

 


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